Récit de la course : SaintéLyon 2019, par Twi

L'auteur : Twi

La course : SaintéLyon

Date : 30/11/2019

Lieu : St étienne (Loire)

Affichage : 837 vues

Distance : 76km

Objectif : Pas d'objectif

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Des Pim's, de la boue et des larmes

Avertissement :

J’ai fini la Saintélyon et je n’ai pas aimé. Si vous chercher un panégyrique de la course, ce récit exagérement partial risque de ne pas vous plaire.

Quels que soient les moments désagréables que j’ai pu passer, je tiens tout de même à remercier du fond du cœur tous les organisateurs et bénévoles pour leur travail, leur patience et leur abnégation. Cette course est sans aucun doute admirable sous bien des aspects, elle n’est juste pas pour moi. J’aurais dû écouter David sur l’A71 (il se reconnaîtra), j’ai préféré vérifier par moi-même. Maintenant, je sais.

Tout avait pourtant mal commencé : une semaine avant le départ, je rentre d’Egypte avec une épaule en vrac (suite à une chute à la con lors d’un jogging du dimanche des plus anodins dans les rues de Hurghada), un virus inconnu qui fait que je suis épuisé et les intestins en vrac. Et une boule à neige, avec le sphinx et les pyramides (mais je ne l’ai pas mise dans mon sac de trail). « L’important pour aborder une course longue et de nuit comme la Saintélyon, outre la préparation physique, c’est d’arriver suffisamment reposé et de bien s’alimenter dans les jours qui précédent la course. » Mouais … ben moi je vais surtout miser sur la préparation physique.

Lyon - Saint Etienne

Je débarque à Lyon un peu reposé par 2 siestes quasi non-stop sur mes 2 trajets en train depuis la Normandie et arrive à la Halle Tony Garnier vers 16h. La récupération du dossard se fait rapidement et auprès de bénévoles des plus sympathiques. Petit regret pour une telle machine de guerre, avec un numéro attribué au hasard au dernier moment, le dossard est anonyme, les spectateurs et autres concurrents ne pourront qu’encourager le « 1923 » et pas « Pierre ». Je ne suis pas un numéro : d’autres plus gros ou au contraire plus amateurs arrivent à le faire : Marathon de Paris, Ecotrail, Transbaie, Lozère Trail … pour ne citer que les dossards que j’ai sous les yeux, pourquoi pas la STL ?

Petite balade dans les allées du forum ensuite, où je découvre quelques belles courses à inscrire (ou pas) dans un futur calendrier, où je croise Phil du Lozère Trail (promis Phil : je reviendrai pour le finir) et où j’ai le plaisir d’échanger un moment avec Bert’, dont je repars avec les œuvres complètes dédicacées.

Puis navette, direction Saint Etienne. Arrivé sur place, je me dirige sans y réfléchir vraiment vers celui des 2 gymnases qui est quasiment vide et qui accueille les concurrents de la LSTL qui commencent à arriver sous les (timides) applaudissements des petits joueurs qui -comme moi- qui ne feront que le retour. J’en profite pour me changer, organiser mon sac, me reposer un peu. Je ne découvrirai qu’après en cherchant le Flore qu’il y a un autre bâtiment, déjà bondé celui-là, et envahi de matelas en mousse et de duvets ; dormir dans un gymnase : un bon entraînement pour les futures catastrophes climatiques qui nous attendent dans les années qui viennent. 

Le calme et la sérénité du Flore contrastent avec la frénésie du gymnase visité quelques minutes plus tôt. Je récupère mon badge nominatif auprès de Caro, me dirige vers l’estrade où je me ruine en goodies Kikouroù (tout en regrettant l’absence de Buff blanc) et surtout me réinscris à l’Asso des Amis de Kikouroù (c’est important, ça), puis échange un petit moment avec Benman avant d’aller manger. Je jette mon dévolu sur la table où Jérome (DJE74), Cédric et Hervé, ont déjà attaqué leur pasta ; des échanges bien sympas, avant d’aller se reposer un peu. Un peu seulement, car à partir de 22h, tout le monde commence à s’éparpiller comme une volée d’étourneaux. Peu au fait des us et coutumes, j’interroge Benman … ben ouais, c’est comme ça, les gens partent de plus en plus tôt pour avoir un bon sas. Le temps d’attendre les 3 compères avec qui j’ai partagé le repas, je crois que nous quittons le Flore vers 22h45. Gros jardinage pour déposer les sacs, et direction les sas de départ, où nous retrouverons aussi Ewi.

Question ambiance de sas de départ, honnêtement j’ai vu mieux, on sent que la fatigue et l’attente pèsent un peu sur tout le monde. Le speaker fait tout son possible, sans franc succès. Minuit viennent de sonner (ou vient de sonner, même Desproges se posait la question) ; déjà 4 fois que Ultraviolet (light my way) a retenti. Je comprends bien le concept : « course de nuit » = « pour amateurs éclairés » (= « notre sponsor Petzl ») = light my way. J’adore U2, The Joshua Tree et Achtung Baby ont bercé mon adolescence, mais là ça prend pas. Ce morceau mollasson ne me donne ni la pêche ni les poils qui dressent d’un Highway to Hell, d’un Ameno, d’un Hells bells ou même d’un tant décrié Chariots of Fire. Surtout au bout de la 5ème fois.

Saint Etienne – Saint Christo

Minuit et dix minutes. Top départ, c’est à nous … Le peloton s’ébroue dans les rues désertes de Saint Etienne, et la pluie fait son apparition. Merci à elle de ne pas nous avoir frappés dans le sas, où c’eût été bien plus pénible. Mais bon quand même, pas sympa la pluie. Je vois filer devant moi la flèche lumineuse de Jérôme (mais non, c’est pas un poisson).

Rapidement, on bifurque à droite pour abandonner le bitume. Le fameux long ruban de frontales se déroule dans les collines, on commence déjà à patauger un peu, et il faut surtout regarder à terre pour ne pas se vautrer ; contre toute attente, les chemins sont moins encombrés que ce que j’avais imaginé, il est possible de doubler. Le rythme est bon, conforme à la marche prévue, mais on se fait saucer grave ; je ne suis pas encore vraiment rentré dans la course quand j’arrive à St Christo au bout de 2h10 de course, pile dans mon timing. Le ravito est blindé de monde, je réussis à me faufiler pour profiter un peu du thé chaud, des Pim’s (ah, les Pim’s, ma plus belle découverte de cette course) et de la sympathie inébranlable des bénévoles. Et hop c’est reparti !

Saint Christo – Sainte Catherine

Il l’a dit le speaker : « l’important c’est d’arriver à Sainte Catherine, c’est là où on a le plus d’abandons ». J’ai pas compris : si c’est là où il y a le plus d’abandons, l’important, c’est surtout d’en repartir. Je lui aurais bien posé la question, mais, il y avait 3527 personnes qui m’empêchaient de passer. Bref, objectif Ste Catherine 13km à parcourir avec à la clé la grosse partie du dénivelé qui sera derrière nous.

Et c’est là que la boue et la brume font leur apparition. Passage du mode « je maîtrise » (je surveille mon cardio, ma vitesse …) au mode « sauve qui peut » (avancer coûte que coûte sans se casser la gueule). Le résultat sur le chrono est sans appel : arrivée à Ste Catherine au bout de 4h25 de course, alors que j’avais prévu d’en repartir à 4h15. Dit autrement, même temps pour les 18 premiers kilomètres que pour les 13 suivants. On dirait que je me suis endormi et pourtant je n’ai pas chômé. Mon roadbook tombe à l’eau et comme c’est de toute façon vrai aussi au sens propre (il est aussi trempé et illisible que moi), je passe à la stratégie « fuck the roadbook ».

Second ravito tant attendu où, je me gave de Pim’s et de thé et je me hâte de me sauver : trop froid, trop humide. Les bus me fond de l’œil en passant … tentant, mais non !

Sainte Catherine – Saint Genou

Que dire qui n’ait pas déjà été écrit ? Boue, brouillard et galère. On avance. J’ai même l’impression de doubler pas mal de monde, mais le livetrail infirmera cette impression. Soit j’hallucine déjà, soit c’est les subtilités des départs par sas (genre : je double des gens qui sur le papier sont déjà derrière moi) que je renonce à essayer de comprendre. J’ai froid, j’en ai marre, je ne m’amuse pas. Piètre satisfaction, quelques pauses techniques me confirment que mes intestins ont tourné la page égyptienne. Je m’imagine déjà écrire un bouquin « La Saintélyon, ma victoire sur la tourista ». Ça m’amuse 2 minutes. Puis retour dans l’introspection glaciale de la nuit rhodanienne.

Arrivée à St Genou au bout de 6h15 de course. Le ravito est ouvert à tout vent et à toute pluie, impossible de s’abriter. L’eau dégouline des tentes, ce qui fait qu’attendre une salutaire tasse de soupe chaude signifie prendre aussi une douche froide. Il faut pousser les plus tremblants que soi pour accéder aux tables. Une fois qu’on y est, quelques moments de douceur, un sourire de bénévole, du chaud, du sucré, mais il faut être raisonnable : d’autres attendent derrière. Je profite d’une tente vide à la sortie du ravito pour changer de gants et passer un 2ème t-shirt. Ca me réchauffera peut-être ? Hésitation : je vire le t-shirt mouillé et je le remplace par le sec ou j’empile ? Je choisis l’empilage, en me disant que 2 t-shirts mouillés valent mieux qu’un sec pendant 10 minutes seulement puis mouillé après. Et c’est reparti dans la joie et la bonne humeur (non, je déconne !).

Saint Genou – Soucieux

« La course commence à Soucieux. » Je passerai surtout les 12km et 2h suivants à me demander pourquoi elle ne s’arrêterait pas à Soucieux. 8h que je cours et je n’y toujours ai pris aucun plaisir. Il pleut sans discontinuer. Je suis trempé. J’ai froid malgré 2 paires de gants, 2 t-shirts à manche longue, un Buff en polaire et un coupe-vent étanche qui ne l’est plus depuis longtemps. Le cuissard est gorgé d’eau en haut, de boue en bas et glisse vers le bas, l’irritation du haut des cuisses me pend au nez (ou autre part). Avec la brume, la frontale fait un halo qui fait qu’on ne voit même pas où on met les pieds. Les coureurs, moi le premier, sont renfermés dans leur bulle pour affronter la nuit et les éléments, l’ambiance est aussi glaciale que la température. Je tente bien quelques « p* j’ai sali mon pantalon ! » pour dérider un peu le peloton, mais ça retombe vite.

Je pense à ces reportages de National Geographic qui montrent des bœufs musqués affrontant le froid arctique : on rentre la tête et on attend que ça se passe – nous on rentre la tête mais on attend en courant, différence infime qui nous permet d’explorer les subtilités de la flaque de boue dans toute ses facettes : largeur, longueur, profondeur, pente, viscosité … chacune a sa petite spécificité. Mais globalement… c’est la merde.

Le jour se lève enfin autour du 50ème kilomètre. Et presque instantanément, la pluie s’arrête. Un petit miracle qui ouvre une brèche dans ma résolution d’arrêt planifié et définitif à Soucieux. Un braséro opportunément positionné à un carrefour permet de se réchauffer … que c’est bon ! Je repars en fumant de partout … et j’ai l’impression d’avaler un semi-remorque de Kiss Cool au bout de 500 mètres (et personne en vue pour me prêter ses poils). Vu mon état, les cours de thermodynamique et la notion de chaleur latente de vaporisation archivés quelque part dans mon cerveau sont inaccessibles. Quel con ! C’est le moment d’apprendre à faire 2 choses en même temps (ce qu’un être masculin normalement constitué n’est paraît-il pas capable de faire) : claquer et serrer les dents pour arriver jusqu’à Soucieux. Mon espoir, peut-être nourri par des échanges sur Kikouroù ou une consultation du site officiel de la course (au point où on en est, peu importe) est que le ravito de Soucieux soit dans un vrai endroit abrité et chauffé. Au bout de 8h30 de course, je ne serai pas décu sur ce point.

Le ravito de Soucieux ! Le tournant de la course … de la mienne en tout cas. Finalement, je ne suis pas si sûr de vouloir abandonner, après tout je ne me suis pas fait chier depuis minuit pour arrêter maintenant. C’est décidé, je prends mon temps. Déjà, je range la frontale, que j’avais éteinte il y a une bonne demi-heure ; ça fait du bien au moral. Je retire le mode « avion » de mon portable j’avais promis un message à la famille au lever du soleil, mais je sais que si je décris la situation, je n’aurai que des encouragements … à abandonner ; donc je me mets juste en capacité de recevoir les premiers « coucou, comment ça va ? » qui resteront sans réponse pour le moment.

Le temps est venu de faire un carnage de Pim’s (ça se gobe tout seul ces trucs là : surtout ne jamais en acheter !), thé, chocolat et pâtes de fruits, puis je me trouve une place sur un banc pour changer de chaussettes et remettre un 3ème t-shirt. Le film du changement de chaussettes serait sans doute risible : chaussettes et chaussures sont dans une gangue de boue ; une fois les pieds retirés, 2 à 3 mm de terre tapisse encore la semelle de la chaussure, puis il reste quelques cm3 de terre entre la semelle et la chaussure et aussi sur le pied (qui miraculeusement est tout fripé mais indemne). Je frappe chaussures et semelles au sol (désolé pour ceux qui feront le ménage, franchement, c’était déjà pas très propre quand je suis arrivé), je m’essuie tant bien que mal les pieds sur un coin de mon cuissard encore indemne, et réenfile le tout dans l’ordre inverse.  Tout ça avec la dextérité d’un aï sous Tranxène. Comme en plus ce sont des chaussettes Injinji (celles avec avec les doigts de pieds), ça prend un peu de temps, mon voisin se moque de moi … m’en fous j’ai pas d’ampoules au moins ! Au passage, mon dossard n’a pas survécu au 3ème déshabillage : une fausse bonne idée ces chasubles.

 Soucieux – Chaponost

Presque sec (comme on peut l’être avec des chaussettes sèches dans des chaussures mouillées), rassasié, les écouteurs vissés dans les oreilles et ma playlist « Born To Run » à 180 bpm réglée à fond, je quitte le ravito de Soucieux, au bout de 30 minutes, bien décidé à mettre fin à cette horrible course.

Et là, le miracle arrive, peut-être le seul moment de plaisir de cette course : le dénivelé globalement descendant et la musique aidant j’ai retrouvé mes jambes et parviens à des sprints de 10km/h !!! Je me surprends à danser en courant et écrase une petite larme d’un mélange de joie et de désespoir. Je ne remercierai jamais assez (je sais qu’ils liront ce récit, j’espère ne pas en oublier) Madonna, Van Halen, Cyndi Lauper, Mickael Jackson, ACDC, la Mano Negra, Blondie, Jimmy Sommerville, Nirvana et Kim Wilde pour ces 45 minutes en apesanteur.

Parce que les meilleures choses ont une fin et l’effet de succion de la boue reprend rapidement le dessus sur mon rythme de course. Je m’amuse en repensant que les débats entre les locaux sur le fil Kikouroù portaient sur le nombre de fois où on traverserait un obscur ruisseau, alors que j’ai l’impression depuis plusieurs heures de marcher directement DANS le ruisseau.

En jetant un oeil à ma gauche, j'aperçois un coureur qui me double avec des bâtons ... non mais c'est interdit. Je m'apprête à lui dire tout le bien que j'en pense, et quand il se replace devant moi, il a plus de bâtons. Soit il a eu peur de moi et les a rangés très très vite, soit je viens de faire une petite hallu. Allez, on continue en mode gros bourrin, la musique à fond dans les oreilles. Chaponost est en vue au bout de 10h50 de course.

Là aussi, au point où on en est, on profite du ravito : je fais l’idiot devant la webcam, j’échange quelques messages avec la famille et les amis, je trucide quelques kilogrammes de Pim’s, et c’est reparti au bout de 25 minutes.

Chaponost Lyon

Ce qui devait arriver arriva. Alors que ni mes jambes ni mes pieds n’émettent d’objection à courir sur un parcours de plus en plus roulant, c’est l’entrejambe qui va s’enflammer et devenir le facteur limitant de cette dernière portion. Qu’à cela ne tienne, l’arrivée est au bout, en courant, en marchant, à quatre pattes s’il le faut, j’y arriverai. La montée le long de l’aqueduc après la traversée du Giers est une vraie tuerie. Je profite d’un coin tranquille dans la zone de l’accrobranche pour me tartiner les cuisses de Nok … trop tard, le mal est fait, la crème s’évapore instantanément au contact de ma peau, dans un crépitement de barbecue coréen.

La Mulatière et la vue sur la colline de Fourvière signent le dernier round. En bas des escaliers, l’odeur fétide des quais de Saône m’est presque aussi agréable que de pénétrer dans un magasin Séphora. L’affiche qui annonce le dernier kilomètre, le panneau Lyon, le musée de la Confluence,  les premiers spectateurs sur le pont Raymond Barre (ouf, ouf, ouf), le coin de la halle Tony Garnier et la gentille bénévole qui m’annonce qu’il faut faire tout le tour (je la déteste) … les 1500m de ce dernier kilomètre défilent au ralenti.

Je rentre dans la Halle, je souris au photographe, j’improvise une petite danse sous l’arche, je fais coucou à la webcam, je reçois ma médaille, je vais au ravito, il n’y a pas de Pim’s. J’hésite à m’évanouir, je décide que c’est une mauvaise idée, ça pourrait me faire rater mon train. Je récupère mon t-shirt finisher, je trouve une chaise pas squattée par des badauds et je m’effondre, j’aimerais pouvoir dire en larmes, mais ça ne vient même pas.

Le cauchemar est terminé ! Plus jamais !

 

 

 

 

 

18 commentaires

Commentaire de BouBou27 posté le 04-12-2019 à 20:29:07

Bravo pour être aller au bout !
Les normands sont résistants

Commentaire de Zucchini_41 posté le 05-12-2019 à 05:09:17

Et oui, je te l'avais dit :) Bravo pour être aller au bout dans ces conditions, c'est toujours très formateur ce genre d'expérience, on se dit qu'aprés ça, rien ne peux plus nous toucher ...

Commentaire de Twi posté le 05-12-2019 à 12:58:41

Je m'étais déjà dit ça après l'Ecotrail 2018 ...

Commentaire de JulioK1 posté le 05-12-2019 à 14:29:29

Super récit Twi, et j'aime beaucoup ton style d'écriture.
C'est très bien raconté.
Je trouverais presque ça drôle si j'avais pas vécu la même chose.

Bravo pour avoir serré les dents jusqu'au bout.

Commentaire de DJE74 posté le 05-12-2019 à 14:36:31

Bravo pour cette course et ce CR, maintenant je regrette de ne pas avoir choppé ton n° de tel au départ cela pour venir t’accueillir sur la ligne d'arrivée. Encore chapeau de faire un week-end comme cela seul.
"Plus jamais", c'est vraiment plus jamais, ou c'est déjà "aller pourquoi pas!".
Si c'est le cas, le 26 Juin nous seront sur L'AMT Ardennes Méga Trail on te paie une bière, par contre apporte tes Pim's, il n'y a pas de ravitos :)

Commentaire de Twi posté le 05-12-2019 à 15:21:26

Le "plus jamais" ne passe généralement pas 48h. Dans le cas de la STL, il tient toujours ...

Commentaire de Twi posté le 05-12-2019 à 16:05:43

... mais il ne s'applique qu'à la Saintélyon :-)

Commentaire de Zucchini_41 posté le 05-12-2019 à 16:54:36

Je vois ce que tu veux dire... Pour le 90k du MMB, le "plus jamais" a duré 3 mois... Et maintenant, je suis quasi sur de retenter l'expérience d'ici 5 ans, parce qu'en fait je ne me rendais pas compte à quel point j'ai passé des moments intenses. la seule diff avec toi, c'est que c'était canicule, et pas intempéries...Laisse ta tête et ton corps digérer le truc, et tu verras bien ton état d'esprit dans quelques mois (et puis il y a pleins d'autres courses, donc même si c'est rédhibitoire, c'est pas bien grave)

Commentaire de bubulle posté le 05-12-2019 à 18:29:55

Cette résistance mentale à toute épreuve, moi je sais où tu l'as piochée : en faisant, bien sûr, des zigs et des zags dans Nos Jardins et Nos Fontaisnes. La préparation secrète qui permet de venir à bout des pires avanies du département du Rhône (comme tu l'auras sans doute noté, la calamité commençait pile à la frontière).

Récit superbe, dans un style que j'aime bien où tu pars allègrement en sucette de temps en temps. Pas surprenant que j'aime....

Le pire c'est que tu risques de revenir, genre cliquer sur un TALC.....

Commentaire de Twi posté le 06-12-2019 à 06:40:32

Je n'étais pas rentré dans ces considérations géographiques, mais ton point de vue (on ne peut plus impartial i va sans dire) m'éclaire Christian : les ennuis commencent quand on passe la ligne de partage des eaux. Un peu comme en été : dès qu'on commence à descendre vers la Méditerranée, c'est le bordel.
L'an prochain, j'essaie Le Puy-Firminy qui reste dans le bassin versant de la Loire ...

Commentaire de Khanardô posté le 06-12-2019 à 13:28:46

Depuis des années je répète à tous ceux qui me demandent pourquoi j'ai jamais fait cette course que "je préfère courir tout seul par beau temps en été en plein jour dans la nature qu'avec des milliers de gens sous la pluie/neige/brouillard en hiver à partir de minuit sur les quais de la Sâone".

Et je suis allé deux fois à l'AG Kikourou à Sainté... Juste pour voir les kikous.

Ton récit me conforte avec talent (belle narration !) dans mon point de vue !

Commentaire de Zucchini_41 posté le 06-12-2019 à 17:22:19

100% d'accord et en phase avec toi... Et tu oublies l'aspect pécunnier de l'affaire, non négligeable, et sans vouloir rentrer dans les combats d'arrière garde course à pognon VS trail saucisson

Commentaire de poucet posté le 06-12-2019 à 22:00:51

Si tu ne t'es pas amusé au moins tu nous aura régalé avec ton récit. Excellent, vraiment.
"Plus jamais" j'avais dit ça aussi a ma première Sainté. Et bon, l'an prochain j'espère y être pour une dixième. Donc t’inquiètes pas, ça se soigne très bien.

Commentaire de Mazouth posté le 08-12-2019 à 02:29:04

Bravo ! Tu as tout compris:les Pims c'est la vie ! Bonne récup, et j'espère que ta dernière portion va mieux ;)

Commentaire de Benman posté le 23-12-2019 à 19:24:34

Ecouter du Kim Wilde et terminer avec l'entrejambe tout brulé... je comprends que cela ressemble à un cauchemar.
Néanmoins tu es allé au bout, et tu le racontes avec talent. Merci pour tout cela, et content d'avoir fait ta connaissance au Flore.

Commentaire de Twi posté le 23-12-2019 à 21:18:52

MDR :-D

Commentaire de Shoto posté le 29-12-2019 à 12:24:26

A défaut de vouloir faire la Saintelyon ... tu m'as donné envie d'essayer les Pims aux ravitos ! N'aurais tu pas un peu la poisse type "gros temps pourri sur trails longs" entre ton Ecotrail Paris 80 de 2018 et ta Saintelyon 2019 ? ... ou alors c'est ton passif de plongeur qui t'attire l'élément aquatique bien humide ! Bravo pour ton récit qui vaut la lecture car tu ne perds pas ton humour malgré les conditions dantesques de course.

Commentaire de Twi posté le 29-12-2019 à 16:32:35

Merci !
Et si finalement, la réponse à la sempiternelle question "trail ou route" était "palmes" ?

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