Récit de la course : SwissPeaks Trail - 360 km 2020, par annouk

L'auteur : annouk

La course : SwissPeaks Trail - 360 km

Date : 30/8/2020

Lieu : Oberwald (Suisse)

Affichage : 461 vues

Distance : 314km

Objectif : Terminer

3 commentaires

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Swiss Peak trail 314 k (2020)

Swiss Peak Trail 2020, 314 km, 23 000 mD

Récit de course, Annouk

 

« La meilleure façon de marcher, c’est encore la nôtre, c’est de mettre un pied devant l’autre, et de recommencer»

(BadenPowell)

 

Nous étions inscrits à la Petite Trotte à Léon, mais elle a été annulée ainsi que toutes les courses de l’UTMB. Je trouvais regrettable de ne pas participer à un seul trail cette année ; la Swiss Peak me tentait depuis longtemps mais les 360 km me faisaient peur, la version raccourcie à 314 km m’a rassurée, j’en ai parlé avec mon mari qui n’a pas dit non (donc oui !) et nous nous sommes inscrits en duo. 

 

Nous manquons d’expérience avec la gestion du sommeil, notre plus longue course étant de 113 km mais nous courons ensemble depuis plusieurs années avec aucun abandon et tous les trails terminés main dans la main. Nous connaissons la force de notre équipe dans laquelle je suis celle qui planifie, la donneuse d’allure puisque je suis la plus lente, et mon mari en est le socle, la constance sur laquelle je peux m’appuyer, qui s’adapte à mon rythme sans sourciller. 

 

Départ à minuit de Bettmeralp. Il y a beaucoup de testostérone dans cette salle, et très peu de femmes. J’ai l’impression de jouer dans la cour des grands, je n’en mène pas large, car j’ai vraiment très envie d’arriver au bout de ce défi. Notre objectif est uniquement de terminer ; nous progresserons donc aussi lentement que possible et aussi vite que nécessaire (!). 

 

Le départ est donné sous la pluie et les gens courent comme des dératés. Je prends mon rythme, décidée à ne pas me casser les cuisses en descendant trop vite les premiers 1600 mètres. Mais il faut quand même avancer car il faut quitter la première base vie bien avant la barrière horaire au risque de ne pas passer celle de Grimentz. Le chemin passe assez vite, la nuit est froide mais Philippe le ménestrel, un participant qui se promène avec une mandoline et qui a une voix incroyable, nous réjouit de ses chansons. Nous rencontrons François, un genevois, que nous croiserons ensuite durant toute la course pour finir ensemble, main dans la main, le dimanche. 

 

Arrivés à Einsten vers midi (km 50), j’ai déjà éclaté mes ongles des gros orteils contre des cailloux, ça fait mal ! Je n’avais qu’à lever les pieds… A la base vie nous faisons comme on nous l’a conseillé : douche, repas, sommeil 1h 30, on change d’habits, on charge les téléphones, et on repart. Je redoutais beaucoup cette deuxième étape, avec en tout 4000 mètres de dénivelé positif et 60 km, divisés en trois grosses bosses dont les 1800 m de montée pour l’Augstbordpass, dont la difficulté s’est montrée à la hauteur de mes craintes. J’avais prévu de faire une bonne pause à mi-chemin, à Jungu, mais nous y arrivons à la tombée de la nuit, il fait trop froid, impossible de dormir sous peine de geler sur place. Nous nous préparons pour la nuit :  gants, bonnet, frontale, surpantalons. Mon mari a des attaques de sommeil. Nous passerons ce col cahin caha, mon mari fera plusieurs siestes et je le réveillerai à chaque fois impitoyablement après 5 minutes montre en main. Il est passé minuit, il ne doit pas faire plus de zéro degré, il y a de la neige sur le col, avec la lumière des frontales c’est impossible de comprendre ou nous sommes vraiment, c’est dantesque, horrible et magnifique à la fois, amis traileurs vous comprendrez… 

 

Descente vers Bluomatt (km 84) dans la vallée de Tourtemagne, nous faisons à mi-chemin, vers 2 h du matin, une sieste de 15 minutes. Je découvre le pouvoir de la micro-sieste. C’est pratique, pas besoin de faire des chichis avec la douche, le brossage des dents, le pyjama. On se couche, on dort, on se réveille, on repart. C’est si simple ! Nous repartons, rafraichis, vers le ravitaillement. Nous retrouvons François sur le chemin, pour lui aussi la nuit est longue. A Bluomatt, des volontaires fort sympathiques nous proposent de la raclette. Malheureusement il fait un froid de canard dans cette grange et nous dormons 1 h en claquant des dents. Debout vers 5 h, départ pour le col de la Forcletta que nous passons au lever du jour sur un chemin verglacé à souhait et nous nous arrêtons au ravitaillement du Tsahelet. En voulant remplir mon Camelback, je m’arrose le pied gauche d’eau glacée ce qui n’améliorera pas une situation déjà difficile en terme de cloques. 

Le moral est bon, les pieds douloureux, et nous cheminons vers Grimentz. C’est comme aller à la maison, nous passons toutes nos vacances de ski dans cette station qui ne se trouve qu’à 40 minutes de route de chez nous ! 

 

Arrivée à Grimentz (km 104) vers 11h 30, douche, 1 h 30 de sommeil, nous entendons une dernière fois Philippe chanter. Il partira bien avant nous et nous ne le reverrons qu’à l’arrivée. Au lever il y a plein de gens au réfectoire, nous discutons, trainons, puis nous nous rendons compte que tous ces gens ont arrêté ! Ciel, nous sommes presque les derniers, il est temps de repartir. Mon mari a avec lui le Magic Pass et rêve de prendre la télécabine pour Bendolla. Mais que penserait l’organisation de voir que sa puce GPS monte en 10 minutes et en ligne droite de surcroît ? Et puis nous ne sommes pas venus pour tricher. C’est donc honnêtement que nous montons à la cabane des Becs de Bosson, que nous connaissons bien pour y passer souvent en hiver en ski de rando. Nous y retrouvons Julie et Jean, deux guerriers qui fatiguent mais qui avancent, coute que coute. La fatigue aura raison de leur détermination à Arpette où ils abandonneront. Descente vers Evolène, longue mais nous avançons bien. Je passe un coup de fil à la maison. Mon père a aussi reçu son roadbook avec les horaires quotidiens des activités des quatre enfants. Quel plaisir d’entendre que tout va bien, mon père et son amie ont cuisiné, les enfants se portent bien, ils cherchent le tire-bouchon ! Merci de nous avoir donné la tranquillité de pouvoir nous concentrer sur notre chemin.  J’ai par contre un petit coup de mou, le foyer douillet me semble loin mais aussi si proche, à vol d’oiseau nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de la maison. Maintenant que je suis rassurée, j’éviterai dorénavant la tentation de téléphoner à la maison. 

 

Evolène (km 126), ravitaillement, entrée dans la troisième nuit. Il fait froid, nous sommes fatigués, mais nous savons que les débuts de nuit sont toujours difficiles. La montée vers Chermeuille, qui semblait n’être rien du tout sur la carte, se révèle interminable. Le chalet, d’ailleurs, ne se démasque qu’au dernier moment ! Mais quelle découverte, il y fait chaud, la nourriture est top, les bénévoles extra, et… il y a des couchettes ! 30 minutes de sieste nous remettent pour un moment sur pied. Et c’est le départ pour le col de la Meina. Cette fois c’est moi qui suis au bout de ma vie. J’ai fini par attraper la crève que les enfants avaient ramenés de l’école, mon nez coule, la gorge gratte, je tousse. Au col de la Meina, mes jambes tremblent, je ne comprends pas, est-ce que c’est l’épuisement ? le froid ? Je mange, ça va mieux, on essaye une turbo sieste mais je grelotte trop. La descente vers Pralong est interminable surtout quand on sait qu’il y a un chemin qui mène directement à la Dixence. Nous récupérons en route un traileur halluciné qui parle de la mer, qui a peur des fleurs et qui titube. Il refuse que nous appelions le PC course. Nous ne pouvons le laisser seul et cheminerons avec lui jusqu’à la Dixence, mais par souci de sécurité mon mari décide de suivre la route ce qui nous rallonge considérablement le temps pour y arriver. Moi aussi je ne suis plus vraiment de première fraicheur. Je me laisse porter par des visions bizarres que mon cerveau fabrique à partir des taches et fissures de la route. Mon mari me donne la main ce qui me permet de tenir le cap, comme une automate. Il croit m’avoir entendu dire que je veux abandonner. Abandonner, tant que je peux marcher, jamais ! Et puis si on abandonne c’est après avoir dormi et mangé, pas avant. Arrivés vers 5 h du matin, nous dormons donc trois heures et nous levons plutôt en forme, Julie et Jean sont aussi sur le départ, ça m’encourage, et au déjeuner nous retrouvons les traileurs de la 170 km. Quelle énergie, quelle bonne humeur, quel plaisir de voir des êtres humains qui ne ressemblent pas à des zombies. On croise un de mes collègues d’étude dont j’ai oublié le nom de famille ; je passerai le reste de la course à essayer compulsivement de m’en souvenir, en vain. Je rencontre aussi un collègue de travail dont la femme court le 170, ça reconnecte, ça fait du bien. 

 

C’est d’un bon pas que nous montons au col de Prafleuri, dépassés par les coureurs de la 170 que nous encourageons d’une part et qui nous félicitent d’autre part. Au Grand Désert nous tombons sur notre ami Amboise qui s’occupe avec un autre guide du ravitaillement le plus spectaculaire de tout le trail. Nous nous régalons de viande séchée et de Leckerlis. Départ direction Louvie où nous faisons une sieste merveilleuse de 30 minutes au bord du chemin. Je mets le turbo et nous courons jusqu’à Plamproz où nous trouvons, en vrac : de la raclette, Francois, du café, des bénévoles souriants, de la chaleur humaine, mercimercimerci. Il faut dire que dans ce genre de course chaque ravitaillement est une oasis destinée à accueillir des coureurs rendus vulnérables car fatigués physiquement et mentalement. Et que, dans ce cas de figure, chaque sourire, chaque comportement bienveillant, est un soutien fantastique. 

 

Les ombres s’allongent, il faut repartir, ça grimpe raide jusqu’à la cabane Brunet puis la nuit tombe et le chemin semble interminable jusqu’à la cabane de Mille. Ma crève me rend la vie difficile, mais j’avance têtue comme un mulet. Quand c’est trop dur, je ferme mes canaux sensoriels (je n’écoute plus, ne vois plus rien sauf mes pieds, je ne parle plus), et j’éteins toutes les zones de mon cerveau qui ne servent pas à l’essentiel : « mettre un pied devant l’autre, et recommencer ». Mon mari lui est parti pour durer et il se porte bien. C’est là la force du duo, c’est de pouvoir se soutenir dans ces moments, on se fait compagnie même sans échanger un mot. A la cabane de Mille je rêve de dormir deux heures. On m’en dissuade, non seulement il n’y a pas de couchettes mais encore la barrière horaire ne serait pas passable à Arpette. C’est dont 30 minutes de repos en grelottant sur un banc qui feront l’affaire et départ vers 1h du matin pour 20 km jusqu’au relai d’Arpette. Nous sommes requinqués, le chemin serpente sur une crête, la nuit est étoilée, avec la pleine lune, nous sommes entre deux mondes, c’est splendide. Dans la descente vers Douay nous retrouvons François qui souffre d’une périostite qui l’empêche de courir. Ce n’est pas suffisant pour entamer sa détermination, il marche, mais avec ses longues jambes, comme mon mari, il lui suffit d’allonger le pas pour faire du 7 km/h, ce dont je suis bien incapable. La remontée vers Arpette relève de la torture. Infinie, raide puis très froide à Champex, cette montée de nuit est interminable. Arrivés à Arpette, je réclame 3 h de sommeil, même si ça nous amène proches de la barrière horaire. Nous nous écroulons au lit sans manger ni nous doucher. 

 

A 8 h nous sommes prêts au départ, j’ai fait panser mes pieds, il fait déjà chaud. Nous attaquons la fenêtre d’Arpette en compagnie de marcheurs qui font le tour du Mont Blanc. Ça nous recentre de voir des autres gens, de parler aussi de notre course de fous. J’ai détesté le passage de la fenêtre d’Arpette, au point que j’ai juré de ne plus jamais y retourner ; mais dans d’autres circonstances, je me serais émerveillée de la capacité de l’être humain de construire des chemins dans les endroits les plus improbables. Au col, nous sommes au km 200, et je découvre ce qui reste du glacier du Trient ; je me souviens qu’enfant, nous allions à la buvette de Trient et nous jouions sur le glacier. 35 ans plus tard, il n’en reste rien ou presque. Que faisons-nous à notre planète… 

 

Arrivés au ravito de Trient, je rêve de faire une sieste, mais on me dit que barrière horaire de Finhaut oblige, il faut y aller alors c’est go, on passe les magnifiques gorges de Trient, un trésor dont j’ignorais l’existence, on dépasse une traileuse Belge qui boite sans perdre le sourire, et qui d’ailleurs, me voyant saliver, me donnera une part de sa pizza au ravito de Finhaut. J’envie brièvement son assistance, ce jeune homme qui s’occupe tellement bien d’elle, ça doit bien soulager d’avoir de l’aide en fonction des besoins. 

 

Nous quittons Finhaut d’un bon pas, arrivons au col de Fenestral pour débuter la 5 ème nuit. C’est magnifique, avec un coucher de soleil tout coloré sur le Grand Combin, les bouquetins qui nous regardent, et la vue sur le vallon d’Emaney que je découvre pour la première fois. Cette nuit sera, avec la dernière, la plus belle de notre périple. La montagne est toute à nous, c’est l’avantage d’être en queue de peloton. Nous descendons à Emaney et retrouvons Claude, un traileur de 66 ans qui monte comme un cabri mais qui a plus de difficultés en descente. Il a chuté et a peur de se faire mal, il parle d’abandonner, nous lui proposons de se joindre à nous et c’est ensemble que nous passerons toutes les dernières difficultés de cette course, à la fin il trouvera même divertissant de passer les chaines du Pas d’Encel. 

Arrivés au col d’Emaney, nous découvrons le lac de Salanfe, illuminé par la pleine lune, avec l’auberge de Salanfe au barrage, et un ravito super bien organisé, de la nourriture et de la chaleur humaine, et, le graal, des couchettes avec des couvertures. Nous dormons 30 minutes, repartons à trois pour passer le col de Susanfe, minéral, avec des bouquetins, puis la cabane de Susanfe et enfin le pas d’Encel et c’est l’arrivée dans un autre monde, celui des montagnes à vache comme on dit chez nous, dans lequel tout est vert, c’est incroyable. Arrivée à 7h au ravitaillement de la Barme (km 250), il y a du pain et du Nutella, quel bonheur. Je m’empiffre, j’essaye de panser mes pieds qui sont de plus en plus blessés et nous repartons pour les Crosets, dernière base vie, au km 260. Dans la forêt entre la Barme et les Crosets, je les vois, oui maintenant je le sais et j’envoie même un sms à mes amis pour le dire, il y a plein de nains et des lutins dans la forêt, et ils n’arrêtent pas de parler. J’ai même vu deux gobelins, au loin. Il faut dire que durant les dernières 24 heures nous n’avons dormi que 40 minutes et l’effet du manque de sommeil se ressent immédiatement sur les hallucinations. Une turbo sieste de 5 minutes suffit d’ailleurs pour les faire disparaitre ! 

 

A midi, samedi, nous arrivons aux Crosets, km 260. On sent le vent de la fin, mais il reste encore 50 km ! Douche, repos 1 h, visite au poste médical ou le jeune médecin qui s’occupe de moi émet des doutes sur ma capacité à finir avec des pieds dans cet état. Je partage ses doutes mais sans certitudes on continue ! Donc on repart, on rencontre en chemin des promeneurs d’abord incrédules puis effarés d’apprendre ce que nous venons de faire, les jambes vont bien, l’humeur est bonne, on commence à calculer l’heure d’arrivée. J’appelle mon père et lui donne rendez-vous dimanche à midi au Bouveret. Jamais ma famille n’était venue nous accueillir à l’arrivée d’un trail et je m’en réjouis beaucoup. Nous retrouvons François et descendons vers Morgins en discutant de tout et de rien. A Conches (km 280), ou nous arrivons dans la nuit, des bénévoles fantastiques nous accueillent avec des crêpes et des croutes au fromage, dans un chalet chaud, spacieux, c’est le bonheur. Nous dormons au chaud 1 h 30. Comme c’est dur de repartir après ! Cette sieste nous a propulsé en toute fin de peloton et dorénavant nous voyagerons avec la voiture balai, dans ce cas il s’appelle Fulvio, il nous accompagnera jusqu’à Torgon, pour être après relayé par Vincent. Jamais je n’ai été « balayée » jusqu’à présent, ça fait bizarre mais qu’à cela ne tienne, ces deux personnes sont lucides, connaissent le chemin et nous offrent une super belle compagnie. On rit, on fait des photos, au chalet de Blansex (km 296) on est en avance sur le programme, on s’empiffre de raclette et polenta et on dort 1h30, par terre sur une bâche, au coin du feu. C’est le bonheur, je me sens entourée de chaleur humaine, entre les bénévoles du chalet, notre balayeur Vincent, mon mari, et nos deux compagnons de route. Nous sommes les derniers finishers et nous sommes fiers de l’être. Derrière nous, une centaine de concurrents n’ont pas pu continuer et je suis triste pour eux. Mais nous, nous avons gagné notre défi en allant aussi lentement que possible et aussi vite que nécessaire ! J’ai envie d’arriver à la fin mais je n’ai pas envie, moi qui aime tant être dehors, j’ai été servie, 6 nuits et 5 jours en montagne, une traversée de mon canton, des paysages splendides, avec des centaines de km et des milliers de mètres de dénivelé parcourus. 

 

Nous repartons au lever du jour. Nous arrivons à Taney et sommes dépassés par les premiers du marathon. Quelle énergie, quelle vitesse, nous les encourageons et apprécions la qualité de l’effort qu’ils et elles fournissent. Nous rencontrons aussi le gagnant de la 314 K, et faisons une série de photos souvenirs, le premier et les derniers, on trouve ça cool. Nous sommes dans un rêve, c’est une ambiance de course d’école, tout le monde est détendu. Notre balayeur Vincent en profite pour se siffler un cocktail au ravitaillement. Pour les organisateurs c’est aussi un soulagement, la course s’est bien déroulée, sans blessés graves. 

 

Nous descendons vers le Bouveret. Cette descente est interminable mais on s’en fiche, on arrivera au fond une fois, on s’amuse, on fait des photos, on mange des bonbons. 

Au Bouveret c’est la folie, on arrive à courir main dans la main, avec mon mari et François, les derniers 200 mètres. On est accueillis à force d’encouragements et de bravos. Une amie est venue avec sa famille, et ma famille est là, mon père, mon frère, nos enfants. Ils m’offrent des fleurs. Quelle émotion. Nous sommes fiers, mon mari et moi, heureux de cet accomplissement. 

 

Alors mercimercimerci à l’équipe de bénévoles qui ont permis, malgré le Covid, la réalisation de cette course. Bravo pour le travail colossal qui a été accompli. 

Et mercimercimerci à mon père, son amie et mon frère qui ont assuré la semaine à la maison nous permettant ainsi d’affronter sereinement notre périple. 

Et mercimercimerci à mes amis pour les sms d’encouragements et le soutien logistique offert aux enfants.

 

Et c’est sûr, forts de cette nouvelle expérience, nous serons au départ de la Petite Trotte à Léon l’année prochaine ! 

3 commentaires

Commentaire de Zorglub74 posté le 29-09-2020 à 08:53:22

Bravo Annouk, et un énorme respect pour tout le chemin parcouru surtout avec les conditions difficiles que vous avez connues en début de parcours. J'avais fais mienne également la devise d'Alain Berset envoyée par un collègue "aussi vite que possible aussi lentement que nécessaire". Quelle gestion de l'effort et du sommeil. Il y a une énorme marche entre un ultra de 110 - 170 km et ce que vous avez accompli.

Commentaire de Cline posté le 29-09-2020 à 10:04:30

super récit!Bravo à vous!

Commentaire de Philippe8474 posté le 30-09-2020 à 08:16:13

Bravo Bravo Bravo
Superbe

Et merci de me faire découvrir le reste du parcours ;)

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