chicken63 a écrit:Rien à redire... bien sur.
Pour préciser, j'ai déjà un entrainement qualitatif et quantitatif adapté aux exigences que je m'impose (séances de VMA, PMA, seuil, cotes, descentes, et je ne sais quoi encore!).
Il s'agit ici de développer/améliorer une vitesse de base pendant une période de l'année qui s'y prête particulièrement.
Ma question était (je re-reformule!) : 13 à 16 semaines de travail VMA, est-ce bénéfique ou une seul bloc suffirait ?
Pour info, en prélude à ma prépa templiers (càd en juillet), j'ai fait un bloc VMA de 4 semaines et j'ai gagné 1km/h... (selon test vma)
A propos du gain de VMA As-tu gagné un km/h sur les templiers ( c'est à dire en conditions réelles , comme diraient les enfants "pour de vrai" ) ou juste en mode "laboratoire" sur ton test VMA ?Ma remarque n'est pas neutre car la nuance est de taille !
J'ai des gars que je suis qui ont des tests de VO2max très similaires mais pourtant en situation de course entre les deux c'est le jour et la nuit ....
Eh oui il ne faudrait pas oublier non plus ce que l'on nomme
"le potentiel "endurant aerobie" qui permet de tenir un haut % de celle-ci sur du long .... en fonction de cette optimisation la donne change après 2h de course !!
Ce différentiel s'explique notamment par le travail Enfin certains coureurs ont une VMA élevée et pourtant ne tienne pas un haut % de celle ci sur du fond .
La capacité à travailler sous charge d'acidose est aussi un paramètre qui va pondérer la VMA .
Un compétiteur qui a une excellente résistance aux charges de lactique fausse généralement l'evaluation terrain de sa VMA (souvent le cas des coureurs de 400 )
A propos des blocs de VMA Je me répète que l'on envisage 4, 8 ou 16 semaines de bloc PMA , dans tous les cas on reste sur un déséquilibre en terme de préparation physique .
Pour un trail le travail de l'endurance de force est au moins aussi important que celui de la VMA et mettre de côté cette filière pendant 4 semaines est très dommageable pour la performance !!!
[b]Le fondamental d'un entrainement est d'être diversifié , la rigueur n'implique pas la rigidité ![/b
On peut intellectuellement se faire plaisir avec un plan rigoriste qui permettra le contrôle de la progression et du travail réellement effectué.
Mais voila le corps n'est pas un robot ni le clone d'un champion et la plupart du temps il va réclamer des adaptations et notamment sur le plan de l'entrainement de la VMA ..ce qui nécessitera de faire évoluer au fil de la préparation les séances ciblées VMA..
On réduit trop souvent la filière aérobie aux footings lents et aux sempiternelles célébrissimes séances de VMA type 30/30 combinées à des séances de séries de 1000m avec ,pour tenter un semblant de diversité, un passage à des fractionnés sur 2000m....
C'est d'ailleurs en ce sens que les plans types atteignent leur limites en terme d'optimisation de la performance ....
Si le plan est diversifié chaque séance de VMA sera différentes de la précédente pour créer une vrai motivation par la diversification couplée à une dynamique ludique de l'entrainement
Ainsi on peut jouer sur les variables :
> les distances des fractionnés , évidemment
> la vitesse en % de VMA,
> bien sûr les dérives cardiaques de récupération que l'on va plus ou moins abaisser entre les fracs
> le nombre de blocs et de séries
(exemples : 3 blocs de 12' de 20/30 , 2 blocs de 15' de 30/30 )
> la durée de récupération entre les blocs ( avec toujours cette maîtrise de la dérive cardiaque)
> les styles de terrain ( une séance de 30/30 sur piste n'a pas tout à fait le même rendu que sur un sentier à forte pente en lacet avec une arrivée au sommet d'un col alpin !!)
> et bien sûr avec l'indispensable prise en compte du travail qui s'est fait la veille !
une séance de VMA sur préfatigue n'a rien à voir avec une séance de VMA après une phase de surcompensation ....
Bon j'arrête.... des séances de VMA il en existe des milliers , du 30/30 au Gimenez en passant par le Casse toutes ont leurs intérêts , il suffit juste d de ne jamais en prenne une seule comme unique source de modélisation .... sauf à tomber dans l'ennui qui conduira inévitablement à une démotivation certaine
Enfin ce positionnement ne veut pas dire que je ne conçois pas des "dominantes" dans un cycle d'entraînement ( sur un entrainement à 4 séance hebdomadaires, par exemple, il est possible de concevoir une activation de la VMA deux fois dans la semaine) mais la filière VMA que l'on cherche à ce moment là prioritairement à développer ne devrait pas devenir exclusive .
Alain