| L'auteur | La course | |||
| Kikoureur : aleksou
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792 visiteur(s) ! Distance : 11.5 kms Matos : Objectifs : Pas d'objectif |
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| Course du Marcassin | ||||
Jeudi 7 mai, 15h30 :
Coup de fil à Stefismiles concernant le trail des carrières de Mondeville qui se courra le 24 mai…
Quelques minutes plus tard je suis dans la liste pour une petite sortie, le lendemain matin, à Cerny. Je ne suis pas assez gourmand pour le semi des sangliers 8 jours slt après le marathon de Sénart ; qu’à cela ne tienne, je me sens en appétit pour un petit marcassin ! Après tout, sur sol souple, rien de bien traumatisant en vue… Après 2 toutes petites sorties de récup’ dans la semaine (6 et 10 bornes allure tortue…), l’envie de courir me chatouille à nouveau.
Vendredi 8 mai, 8h00 :
Il ne serait pas raisonnable de courir à bloc, et puis je ne suis pas prêt pour ça ; il est donc établi entre nous que cette sortie “club” se fera mi-sérieux (si les sensations sont bonnes) mi-balade (dans le cas contraire ou si pas envie de forcer...).
Stefismiles veut se tester de retour d’une blessure, Louisa l’accompagne et effectue également une reprise après une coupure assez longue, ma chère et tendre Sue progresse à un rythme prudent et elle a bien raison, tandis que Corinne et moi ouvrirons l’allure tranquillo’.
Vous l’aurez compris à l'énumération des coureurs ; je suis dans de sales draps : un mec pour 4 nanas !!!

En charmante compagnie vous dis-je !
De gauche à droite : Corinne, Stefismiles, Sue, Louisa

Et elles sont toutes à mes pieds...
Jilles est là mais seulement pour distribution de flyers, et le petit Marvin venu en renfort l’assistera.
Nous croisons Forrest Gump, pardon Thierry mais c’est trop drôle ; on ne sait jamais ce que tu fais, ni où tu vas… Aujourd’hui tu est venu faire le semi et pour continuer ta préparation de futur triathlète : hier tu nageais… Et demain alors ? Vélo ?
Je regarde les coureurs de l’association Dunes d’Espoir qui sont en train de se préparer : j’avais été très ému sur les encouragements qu’ils avaient reçu aux Arcades de l’Aqueduc à Milly.
(Le Bagnard est présent dans l’équipe et je prend une belle image de lui… à son arrivée ! Les autres images seront prises par Marvin qui assiste à tous les départs. Coup de chapeau les gars : j’adore ce que vous faites et je pense qu’un jour, si vous cherchez une petite aide… A suivre…)

Les joëlettes de l'association Dunes d'Espoir

Des gamins heureux !


Le départ des joëlettes pour le semi
Passons rapidement sur les détails techniques : inscriptions, règlement, retour voiture et habillage, un p’tit gel pour tenir le coup, pipi de la peur, et nous voilà sur la ligne de départ en train de rigoler et déconner…
A côté de nous quelqu’un évoque une montée pas facile dans les premiers kilomètres. Oups, les filles ne se marrent plus ; ça commence à flipper… Eh oui ! Ce n’est plus une course sur route, ma chère Sue. En revanche tu vas te régaler du paysage !

Pas le temps de comprendre la suite des difficultés qui nous guettent ; le speaker termine sa diatribe et le canon des Arquebusiers de Cerny nous délivre.

Je prends un départ ulta-rapide et au premier virage je suis dans un premier paquet d’environ 25 concurrents. Nous repassons devant le champs où les voitures sont parquées et entamons un faux-plat montant vers les bois.
Au 2ème kilomètre je commence à me tasser un peu, normal je n’avais pas non plus l’intention d’aller très loin sur le rythme des premiers, mais je les vois encore devant moi, à moins de 200m… Je vous le dis tout de suite : après ce dernier coup d’oeil vers l’avant je ne reverrai les meilleurs qu’après la ligne d’arrivée !
Nous entrons dans le bois et nous sommes immédiatement dans la montée tant redoutée. Comme je découvre le parcours au fur et à mesure de ma progression, j’essaye d’en garder un peu sous la semelle (traduction : je suis parti vite, trop vite, et maintenant que ça monte j’en bave à mort !).


A l’issue de cette première difficulté un virage en épingle à cheveux nous jette dans une première descente : elle n’est pas facile à négocier et je peine à récupérer de la côte qui a précédé. Le gros diesel marathonien tarde à se mettre en action ! (Ce que je ne sais pas encore c’est que cette première descente est la plus facile, tant les autres seront nerveuses et techniques…)
Au bas de cette descente, à 3.5 kilomètres du départ, un nouveau petit faux-plat montant nous amène au pied de la deuxième bosse du circuit : une pente qui nous élève de 62 mètres en seulement 1500m. Je laisse aux experts le soin de me traduire ça en pourcentage, j’ai essayé mais là je m’embrouille… (je trouve un truc genre 4 ou 5 % ; si quelqu’un peut me confirmer…) Bref, ce n’est pas très causant sur papier, mais sur place et pour conclure cette première partie de course ça dépouille un peu.
J’en profite à nouveau pour gérer ma progression dans le classement (deuxième traduction : je sors les rames et je vois quelques costauds me dépasser…).
Au point prévu, soit 4700m depuis le départ, nous trouvons un premier ravito’ où j’attrape un gobelet à la volée. On nous annonce que le plus dur est fait : information précieuse pour les novices comme moi ; je peux enfin cesser de m’économiser (non, je plaisante là, je donne depuis le début !).
Ceci étant la deuxième partie est très rapide ! Je ferai d’ailleurs un negative split au regard des temps de passage aux différents points kilométriques, ce qui ne m’arrive jamais ! Je pense que beaucoup de coureurs ont fait le même constat : le relief y est pour beaucoup…
Qui dit "rapide" dit "dangereux" car le moindre manque d’attention peut avoir des conséquences ; j’en ai fait l’expérience à l’entraînement avec une chute à plus de 14km/h ; ce jour-là j’ai eu de la chance d’être sur du plat !
Ici je n’ose même pas y penser mais je suis enfin en mode action et je mène mes descentes sur des allures qui avoisinent les 18 km/h (peut-être même plus en fait... ça y’est : je suis un kenyan !). Les chevilles tiennent le coup et je me mets à reprendre du terrain sur un petit groupe.
A nouveau un virage très serré et voici que je frôle la correctionnelle : j’ai failli piquer une tête dans le champ ! Le chemin est très étroit et en dévers sévère, pépère…
Nouvelle descente nerveuse et petit passage en single track (j’aime ces termes techniques : chemin étroit ne permettant pas de doubler…) et me voilà sur les talons d’un gaillard solidement charpenté. Je le sens en souffrance ; aussi je l’encourage à ne pas flancher !
Je me rappelle le 10k de l’Humarathon et la même situation : le fait de s’encourager mutuellement aide beaucoup et tant pis pour le souffle perdu ; à ce stade de la course c’est la tête qui coure ! Il nous reste moins de 3 kilomètres à parcourir.
Nous sommes désormais sortis de la zone boisée et de sa protection naturelle : le vent est de face et nos grandes carcasses sont bien freinées ! “Le vent est ton ami, il te rafraîchit…” sera le seul encouragement qui me viendra pour soutenir mon comparse. Je sais que ça fait un peu cliché mais le voilà à nouveau motivé ! Il me décroche même un peu lorsqu’il constate qu’on aperçoit déjà l’endroit où sont garées nos voitures… Je ne veux pas accélérer, j’ai un peu mon compte et je le délivre avec une nouvelle banalité : “ne m’attend pas, fonce !”.
Sandric Jolivet, puisque c’est de lui qu’il s’agit, finira 7s devant moi et 9ème vétéran : bravo Sandric, tu n’as pas craqué !
Un jeune homme vient s’intercaler entre nous à l’issue d’un sprint que je trouve un rien mesquin vu que je termine tranquille en déroulant et que je ne le vois pas arriver dans mon dos. Bah… Il faut bien que jeunesse se passe. L’impétrant en question sera d’ailleurs classé 1er junior : bonne continuation p’tiot, mais évite la frime inutile (dis bonjour et pardon quand tu pousses un plus vieux que toi…) et si tu veux battre des records : fais-toi plaisir sur route !
Je retrouve Marvin sur la zone de distribution des prospectus et le malin essaye de me fourguer un dépliant des Laveuses au Coudray Montceaux, le 21 juin…

Marvin à l'arrivée des courses pour la distribution des flyers des Laveuses
En tout cas il n’aura pas chômé dans la distribution et chaque coureur y aura eu droit !
J’aperçois Corinne qui entame son tour de stade et je décide de l’accueillir : elle est 4ème féminine et 3ème de sa catégorie (V1F). Bravo Corinne ; et je suis certain que si tu n’avais pas eu le Marathon de Sénart de la semaine dernière dans les jambes, tu serais venue chercher le podium du classement général !

Le ravito' d'arrivée
Nous filons nous changer rapidement et revenons accueillir nos trois camarades sur la ligne : les filles ont le sourire ; elles ont fait course commune, ont papoté, et sont restées ensemble pour une balade nature à base de… course à pied et de beaucoup de plaisir. Bref, la recette gagnante !

Arrivée au sprint pour nos trois amies !!!

Que de sourires !

Nos héroïnes du jour...

Sue a tenu à goûter le vin blanc offert à l'arrivée... dès l'arrivée !

1er du semi : Manuel Perez en 1h19'31

2ème du semi : Laurent Martinou en 1h22'14

3ème du semi : Stéphane Beigneux (1er V1) en 1h23'30
Les podiums tardent un peu et nous attendons… Nous assistons aux podiums du Semi, malheureusement nous sommes obligés de partir avant la remise des trophés du 11k pour cause de cafouillage informatique.

Ben, t'en fait une tête... ! C'était trop court ?
Dommage, j’aurais aimé faire la photo du podium de Coco… Ce sera la prochaine fois !

Trois premiers hommes au général du semi

Trois premières féminines au général du semi
Carine Skibka :1h37'29
Sandrine Champel : 1h40'19
Sophie Chabut (1ère V1) : 1h41'17
Tous ensemble, tous ensemble...

Récompenses pour les enfants et les coureurs de Dunes d'espoir
Ah oui, nos temps… Ils sont anodins et secondaires vu que la sortie était avant tout ludique et en guise de récup’, mais les voici :

Marvin et Vadrouille : entre bêtes on se comprend...
Marcassin
Alex : 48’47 (43ème au général sur 248 et 21ème SE, 13.25 km/h)
Corinne : 52’13 (4ème féminine et 3ème V1)
Sue : 1h11’38
Stefismiles : 1h11’39
Louisa : 1h11’41
Sanglier
Thierry : 1h51’11 (bravo Thierry, tu as eu l'air si heureux de ton classement alors que le chrono affichait le temps depuis le départ des marcassins, soit 2h05' de course... On va se cotiser pour t'offrir une petite montre, ha ha ha !!!)

Les superbes trophés...

Merci à l’organisation, aux bénévoles…
Bravo aux Dunes d’espoir, à mes charmantes accompagnatrices… A vous qui me lisez et me motivez ainsi à vous écrire ces comptes-rendus marathons, ha ha ha !!!

Bon, finalement c'était pas le bagne ! Si ?

Mon 1er podium, il fallait bien tromper l'ennui...
Alexsue, le 8 mai 2009.
Commentaires
Merci pour ce sympathique récit toujours aussi plaisant à lire.
Et aussi, un grand merci pour la police ! (de caractère !)
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